09 octobre 2005

Nostalgie de Colombie....



Ya no seré feliz. Tal vez no importa.
Hay tantas otras cosas en el mundo;
Un instante cualquiera es más profundo
Y diverso que el mar. La vida es corta,
Y aunque las horas son tan largas, una
Oscura maravilla nos acecha,
La muerte, ese otro mar, esa otra flecha
Que nos libra del sol y de la luna
Y del amor. La dicha que me diste
Y me quitaste debe ser borrada ;
Lo que era todo tiene que ser nada.
Sólo me queda el goce de estar triste,
Esa vana costumbre que me inclina
Al Sur, a cierta puerta, a cierta esquina.
(BORGES)


20 août 2005

JOUR 34: la fin d'un périple... n'est que le début d'un autre

Il y a de cela plus d’un an, à Strathpeffer, un petit village dans les Highlands d’Écosse, Carolina me serrait dans ses bras en disant « I will see you again, Vicki ». Il y a quelques mois, avant notre décision de partir en Équateur, Carolina m’écrivait « I feel like I will see you again soon ». Et ce matin, cette même Caro me répète cette même phrase qui fait tant de bien à entendre… « Don’t worry. I will see you again. I don’t know where, I don’t know when, but I will see you again ». Elle a eu raison par le passé et je souhaite de tout coeur que l’avenir lui donne raison encore une fois…
Dès que je passe le premier contrôle, je fonds en larmes et je m’efforce de ne pas me retourner pour regarder mes amis. J’ai tout juste le temps d’apercevoir Caro dans les bras d’Enrique… et nous revoilà parties pour la maison.

Dans l’avion, nous faisons connaissance avec Pascal, un chouette Français qui a immigré à Montréal il y a quelques années. Il est très sympathique mais je laisse Valérie lui faire la conversation… dans les moments de retour à la maison, je suis toujours profondément perdue dans mes pensées. J’ai les yeux dans le vague, quelque part à travers le hublot… et j’aperçois quelque chose qui me fait frémir, me fait monter les larmes aux yeux : le Cotopaxi. Grand, majestueux, émergeant des nuages comme s’il avait grandi en les perçant, ce même volcan dont j’ai descendu les pentes en vélo de montagne, l’icône le plus symbolique de mes cinq semaines en terre équatorienne…. le Cotopaxi qui semble me dire que ce n’est qu’un au-revoir.