15 août 2005

JOUR 29: départ du Lodge - Tena


Notre dernier déjeuner. Les serveurs savent maintenant comment nous aimons nos œufs. Bien, bien, bien fritos. Le jus de naranjilla est un peu sûr, je n’arrive pas à dire si je l’aime ou pas; pareil pour le jus de babaco qui nous a été servi hier.

Évidemment, c’est bien beau tout ça mais il faut maintenant payer! Ça déleste nos poches d’environ 3 kilos en billets de banque et en chèques de voyage, mais je n’hésite pas une seconde à affirmer que ç’a valu la peine. Ceci dit, à présent que je connais la jungle de luxe, j’aimerais bien découvrir la jungle des Quechuas ou des Huaoranis, la vraie jungle, quoi!

Nous empaquetons tous nos effets et remercions chaleureusement tous les employés du Lodge, qui nous ont si bien accueilli et qui ont rendu notre séjour plus agréable encore. Avec tout ça, nous prenons le canoë un peu trop tard, puis nous passons à deux doigts de rester pris à un endroit où le niveau d’eau du río est particulièrement bas et où des rochers surgissent entre les vagues et nous bloquent le passage, grâce à quoi nous devenons une source de divertissement pour une dizaine d’hommes quechuas qui se baignent dans la rivière, et finissions par atteindre Puerto Barantilla à 9 :25… le bus devait passer à 9 :30 mais de toute évidence, il a passé en avance ce matin, car il n’est pas là. Zut! Val et moi nous résignons à attendre jusqu’à 11 :30 (heure prévue du prochain autobus) et nous installons à notre aise sur le banc de bois au bord de la route. La situation est cocasse : en ce beau matin encore brumeux, deux gros sacs à dos laissés au bord du chemin, Valérie lit la section « Tena » de son Lonely Planet pendant que Vicki part à la chasse aux papillons exotiques (en vain). À notre grande – et agréable – surprise, un bus d’une compagnie différente passe à 10 :30! Nous n’avons donc pas perdu trop de temps. Le véhicule est typique, chargé de branches de bananes sur le toit, et roule au rythme de la musique latine… malheureusement les fenêtres ne s’ouvrent pas à l’arrière et il fait une chaleur insupportable. Nous collons littéralement à la banquette et les uns aux autres. Pour reprendre une phrase qui est passée à l’histoire par notre célèbre prof de biologie de secondaire 5 : « Moi aussi j’ai les bobettes collées… » hé bien, ça s’applique tout à fait à notre situation! Et mieux vaut en rire… qu’en chiâler.

À Tena, nous sommes soulagées de descendre du bus pour faire aérer nos vêtements humides! Nous choisissons le Welcome Break Hostal, plutôt tranquille, avec jardin intérieur, hamac et petit déjeuner inclus. Prochaine étape : trouver un endroit où transférer mes photos sur CD… car j’achève de remplir ma troisième et dernière carte-mémoire! La dame semble avoir des problèmes avec son ordinateur et nous sortons de sa boutique plus d’une heure après y être entrées. C’est pas grave : pendant ce temps, nous, on écoutait Ma sorcière bien-aimée en espagnol… Puis, rien que des choses banales et sans intérêt : internet, lèche-vitrines, un peu de repos, et tour des agences dans le but de réserver notre excursion de demain… Notre souper au resto Cositas Ricas m’a plutôt déçue : j’ai réellement envie d’une pizza… mais le serveur m’annonce que le pizza-man est parti. Je me rabats tristement sur un spaghetti sauce à la viande…!!